Les Spurs champions, Tony Parker MVP des Finals !
Avait-il seulement osé en rêver ? Insaisissable en playoffs, puis inarrêtable en finale, Tony Parker a emmené les Spurs de San Antonio vers le sacre suprême. Un troisième titre NBA pour TP qui, sous le regard ému d’Eva Longoria, a également récolté le trophée de MVP des Finals. Epoustouflant !
« Je vais avoir mon nom gravé à côté de légendes comme Michael Jordan, Larry Bird... On n'effacera jamais cela. Quand je regarde ce trophée, je pense que je vais me réveiller demain et je vais toujours croire que c'est un rêve ». Mais ce qu’il y a de bien avec Tony Parker, c’est que ses rêves, il a le don – et le talent qui va avec - de les réaliser !
Non content d’avoir haussé son niveau de jeu tout au long de la saison régulière, puis d’avoir brillé en playoffs au point de devenir un pion aussi essentiel que Tim Duncan ou Manu Ginobili dans la réussite des Spurs, TP a tout simplement emmené les Texans vers le titre suprême en marquant ces Finals 2007 de son empreinte. Celle d’un joueur jamais satisfait de lui-même, et toujours affamé de titres.
Entre la sortie de son premier album solo et son mariage prévu pour l’été avec Eva Longoria, le n°9 des Spurs de San Antonio ne s’est pas reposé sur ses lauriers, et a redoublé d’efforts à l’entraînement. Plus sûr de lui en attaque, et désormais doté d’un shoot à mi-distance plus que décent, celui qui peut toujours s’appuyer sur ses coups de rein dévastateurs et sa clairvoyance a pris une nouvelle dimension cette année. Au point de s’offrir, à 25 ans seulement, une troisième bague de champion du monde en six saisons de NBA.
Mieux, ses quatre prestations époustouflantes en finale lui ont valu de décrocher le titre de MVP des Finals. Une première pour un Européen.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Spurs ont mis un terme à cette finale en s’imposant (82-83) pour la quatrième fois d’affilée face à des Cavaliers certes plus accrocheurs dans leur salle, mais qui ont du se faire une raison. 24 unités de LeBron James n’auront donc pas suffi pour offrir ne serait-ce qu’un succès à Cleveland, qui a subi les assauts de Manu Ginobili (27 pts), Tim Duncan (12 pts et 15 rbds) et Tony Parker (24 unités et 7 rbds).
« Je vais avoir mon nom gravé à côté de légendes comme Michael Jordan, Larry Bird... » a commenté Parker, qui a terminé meilleur marqueur des Spurs dans ces Finals avec 27, 30, 17 et 24 points inscrits lors des quatre matches face aux Cavaliers. « On n'effacera jamais cela. Quand je regarde ce trophée (de MVP), je pense que je vais me réveiller demain et je vais toujours croire que c'est un rêve. Le basket européen progresse. Dirk Nowitzki (l'Allemand de Dallas) a été le premier Européen MVP de la saison régulière et maintenant moi pour la finale. Et ce n'est pas fini. » Et au sujet des clés de ce succès : « Je pense que ce qui fait notre réussite, c'est l'expérience. Nous sommes une vieille équipe. Cela sert. Quand Cleveland revient (dans le 4e quart-temps), on laisse passer l'orage, on reste concentrés. Même lorsqu'ils nous mettent un 14-0, ou quelque chose comme cela, on ne panique pas. On sait que cela va s'arrêter. »
Les autres réactions :
Tim Duncan : « Ce succès tient à notre défense. Bruce Bowen est resté sur le dos de LeBron James pendant 40 minutes et aussi tous les soirs. Il n'était pas le seul mais Bruce a été à la base de ce titre. Collectivement chacun de nous a compris ce qu'il devait faire. »
LeBron James: « J'aurais définitivement pu mieux faire sur cette finale. Je dois jouer 10 fois mieux que cela. Surtout que l'on sait que si je ne joue pas bien, notre équipe n'a pas beaucoup de chance de gagner. Il me faut encore travailler pour être meilleur l'an prochain. Cela dit nous avons simplement joué contre une équipe meilleure que nous, c'est tout. Mais je continue de croire que notre équipe a les moyens de gagner ce Championnat. Nous avons en tout cas remporté le titre de la Conférence Est. »


